Abraham Poincheval

Abraham Poincheval (né en 1972 à Alençon, vit à Marseille) est un explorateur insatiable. Qu'il s'agisse de traverser les Alpes en poussant une
capsule qui lui sert d'abri ou de s'enfermer une semaine dans un rocher, ses expéditions – itinérantes ou statiques – nécessitent un engagement total du corps. Les sculptures habitables que l'artiste conçoit sont des laboratoires au moyen desquels il fait l'expérience du temps,de l'enfermement ou de l'immobilité.
Elles sont l'enveloppe qui accueille le performeur, l'objet qui perturbe le paysage et qui existe à travers les récits des témoins.
 
Les oeuvres et performances d'Abraham Poincheval font régulièrement l'objet d'expositions et d'invitations en France et à l'international. En 2017, le Palais de Tokyo l'invite pour une exposition personnelle durant laquelle deux nouvelles performances le conduisent à expérimenter les temporalités des règnes animal et minéral (Pierre et OEuf). Le musée de la Chasse et de la Nature, Paris, l'Institut d'art contemporain - IAC, Villeurbanne, La Criée, centre d'art contemporain,
Rennes, le MAC VAL, Vitry-sur-Seine (FR) et le Le Frac Paca, Marseille entre autres, lui ont récemment consacré des expositions personnelles. En 2019, il participe à la 15ème Biennale de Lyon où est projeté pour la première fois son film Walk on Clouds.
Ses oeuvres sont conservées dans les collections du Centre national des arts plastiques - CNAP, Paris, du Musée-Forum de l'Aurignacien, Aurignac, du
MAC VAL, Musée d’Art Contemporain du Val-de-Marne, Vitry-sur-Seine, du Musée d'art du Valais, Sion et des FRACs Corse, Franche- Comté, Limousin et Occitanie.

Ruche, Hive - Abraham Poincheval

Abraham Poincheval

 

Coproducteurs
Ville de Marseille/Musées de Marseille, Parallèle — Pôle de production international pour les pratiques émergentes
 
Partenaires
Manifesta 13 - Les Parallèles du Sud, Région Provence- Alpes-Côte d'Azur, L'Abeille blanche, Le Musée de l'invisible, Ballot-Flurin, Le Parvis - Scéne nationale Tarbes Pyrénées
 
L'artiste Abraham Poincheval est représenté par la Galerie Semiose.

 

Il n'y a pas de nouvelles dates programmées.
11 sept. - 29 nov. 2020
Centre de la Vieille Charité — Marseille

L’artiste Abraham Poincheval (né en 1972, vit à Marseille) jouit aujourd’hui d’une formidable réputation d’explorateur insatiable. Ses oeuvres s’apparentent à des performances dans lesquelles il se met en situation de réaliser des actions inédites comme : marcher sur les nuages, couver un oeuf ou encore passer une semaine enfermé dans un rocher. Tantôt inatteignable (la vigie pour laquelle il s’installe sur une petite plateforme au sommet d’un mât de 12 m), tantôt caché (dans le corps d’un ours naturalisé, dans la réplique agrandie de la sculpture d’un homme lion de l’époque aurignacienne ou encore en armure de chevalier lorsqu’il traverse à pied la Bretagne), l’artiste a développé une forme de claustrophilie productive. 

Son art est la source d’expériences intérieures intenses, en même temps que l’exemplarité des performances stimule la réflexion du public. Expérimentant le temps, l’espace, le règne animal ou minéral dans des formes qui peuvent être statiques comme itinérantes, il introduit une perturbation dans le registre du quotidien. À partir de concepts simples (vivre comme un ours ou une poule, s’enfermer dans la matière ou flotter en elle) il interpelle notre perception du monde et libère l’horizon des possibles.

L’exposition Ruche – Hive présente un ensemble de pièces de l’artiste issues de performances déjà réalisées (telles que Pierre, OEuf, Ours ou encore Walk on Clouds) ainsi que de nouvelles productions et les met en relation avec l’élaboration d’un projet inédit intitulé Ruche. L’artiste séjournera alors dans le corps d’une ruche avec les 20 000 individus qui l’habitent. L’oeuvre est ici présentée dans sa phase de recherche, avec tous les éléments qui la composent (dessin, sculpture, film, espace du séjour pour la performance). 

L’exposition Ruche – Hive est ainsi un moment rare qui permet à l’artiste de partager les objets d’élaboration d’un projet et au visiteur d’accéder aux travaux préparatifs d’une performance à venir.

 

Le Refuge

Abraham Poincheval

Coordination générale du projet « Fenêtres sur le paysage »
Derrière Le Hublot, Scène conventionnée d'intérêt national, Agence des chemins de Compostelle
 
Partenaires
Scènes Croisées de Lozère, Communauté de communes des Terres d'Apcher-Margeride-Aubrac, Saint-Alban-sur-Limagnole, Communauté de Communes Comtal Lot et Truyère,  Commune de Golinhac, Decazeville Communauté, Livinhac-le-Haut, Parc naturel régional des Causses du Quercy - Géoparc mondial Unesco, Commune de Gréalou, Communauté de communes Lalbenque-Limogne, Limogne, MCV,  Pays Portes de Gascogne, Culture Portes de Gascogne,  La Romieu ... Avec le soutien de l'Union européenne via le programme LEADER, les DRAC Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes, La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, l'ANCT Massif central
 
Accompagnement à la production de Le Refuge d'Abraham Poincheval
Parallèle — Pôle de production international pour les pratiques émergentes

Le Refuge de l’artiste performeur Abraham Poincheval s’apparentera à une boule granitique, inspirée des Rochers de la Clouque à quelques kilomètres du coeur du village, et des travaux d’Eugène Viollet-le-Duc, architecte et restaurateur des monuments médiévaux du 19ème siècle. Abraham Poincheval nous raconte… 

« A la fin de sa vie, Eugène Viollet-le-Duc imagine restaurer le Massif du Mont Blanc dans son état primitif selon les idées analogues à celles appliquées à la restauration d’un monument. Grand marcheur et amoureux de géologie, il se met à chercher dans les massifs des structures cachées, en puisant dans les ressources de la géométrie et de la minéralogie.

Il voit la montagne comme une « immense usine » et appelle à un « congrès d’aménagement terrestre ». Il écrit en 1875 ; « Cette usine (la montagne) fournit l’eau de nos rivières, c’est-à-dire la vie. L’usine est en mauvais état, elle a besoin d’être revue et réparée, elle périclipte par notre faute surtout et par l’action du temps. Et nous gémissons sur les conséquences de cet état des choses en essayant des appliatifs qui prêteraient à rire, si on pouvait rire en présence de tant de ruines ».

Suite à ma visite à Golinhac, à la découverte des relations qu’entretiennent le village, le paysage et le chemin de Compostelle, j’ai souhaité imaginer un abri constitué des rapports intimes entre la géologie, l’architecture, le lieu et l’archéologie médiéval. J’ai imaginé un abri comme une forme protovernaculaire, un abri animiste, un abri qui prend soin de son hôte. Du lieu. En contrebas du village de Golinhac, dans un petit taillis surplombant un paysage vallonné, à quelques mètres du chemin de Compostelle.

Cette parcelle ensauvagée construite en restanque avec un petit chemin à restaurer. Dans la forêt sera ouverte une clairière avec la création d’un point de vue sur le paysage voisin. 

Le Refuge sera identique à une boule granitique, la seule différence notable étant l’ouverture faisant office de porte d’entrée. Une girouette indiquant la provenance du vent sera située sur son sommet. L’espace intérieur sera sobre avec seulement deux suévélations indiquant les lieux de couchage. Les parois seront recouvertes de feuille d’or ou de cuivre, du sol au plafond, transformant l’édifice intérieur en réflecteur. A la tombée de la nuit, le Refuge deviendra une sorte de Toro granitique, un phare qui guide le chemin. L’une des parois sera ornée d’une coquille Saint-Jacques, objet guérisseur. »

Le Refuge est en cours de construction.