Madeleine Fournier

Interprète et chorégraphe, Madeleine Fournier s’est formée à la danse au CNR de Paris et au CNDC d’Angers sous la direction d’Emmanuelle Huynh. En 2006, elle a été stagiaire au sein de la compagnie DCA Philippe Decoufé et en 2010 elle recoit la bourse Dance WEB dans le cadre du festival Impulstanz à Vienne. Depuis 2007, elle a collaboré avec de nombreux chorégraphes et artistes visuels en France, en Allemagne, en Belgique et au Portugal : Odile Duboc, Rien ne laisse presager de l’état de l’eau ; Trois Boleros, Insurrection, Anna Konjeztky Tagebuch ; Laure Bonicel, Bad seeds ; Emmanuelle Huynh Cribles, TOZAI! ; Fabrice Lambert, Solaire et Faux Mouvement ; Sara Manente, Faire un four ; Moser et Schwinger, Ce dont on sera dans l’avenir capable ; Boris Achour, Seances et Des jeux dont j’ignore les regles ; Fanny de Chaillé et Philippe Ramette, Passage à l’acte ; Loic Touzé, O Montagne, Fanfare et Forme simple ; Yves-Noel Genod, Rester vivant ; Jocelyn Cottencin, Monumental ; Rémy Héritier, Here, Then ; David Marques Ressaca et Léa Drouet, Boundary Games.

Depuis 2011 elle a signé avec Jonas Chéreau une série de pièces conjuguant une certaine radicalité avec un humour décalé : les interprètes ne sont pas à la hauteur, Sexe symbole (pour approfondir le sens du terme), Sous-titre et Partout, se plaçant toujours dans une position de recherche et s’intéressant aux sources mêmes du mouvement. Labourer est la première piece qu’elle signe seule et en solo.

La Chaleur

Madeleine Fournier

Chorégraphie : Madeleine Fournier
Interprétation : Jonas Chéreau, Madeleine Fournier, Catherine Hershey, Corentin Le Flohic, Johann Nöhles
Regard extérieur / assistant chorégraphe : David Marques
Lumière : Nicolas Marie
Création sonore et musicien : Clément Vercelletto
Reprise musique en alternance avec : Sébastien Finck
Coaching vocal : Jean-Baptiste Veyret-Logerias
Costumes : Valentine Solé
Objets : Andrea Baglione
Régisseur générale : Samson Milcent

Production : ODETTA
Administratrice de production : Margot Guillerm
Soutien à la production et à la diffusion : Parallèle - Pôle de production international pour les pratiques émergentes
Coproductions : NEXT festival (Eurometropolis Lille-Kortrijk- Tournai/BE-FR), Kunstencentrum BUDA, Atelier de Paris / CDCN, POLE-SUD - CDCN Strasbourg, Le Phare Centre Chorégraphique National du Havre, Charleroi Danse Centre chorégraphique de Wallonie-Bruxelles, Centre Chorégraphique National de Caen en Normandie, dans le cadre du dispositif Acceuil-studio, TU-Nantes, scène jeune création et émergence , Service culturel de la Norville, Be my guest réseau international pour les pratiques émergentes
Accueil studio / soutiens : Montévidéo Marseille, POLE-SUD - CDCN Strasbourg délocalisé à Bouxwiller en partenariat avec le THEATRE DU MARCHE AUX GRAINS, Atelier de fabrique artistique
Ce projet a reçu le soutien de :
- La Drac Ile-de-France au titre de l'aide au projet et de l'aide à création de la région Ile-de-France
- Du programme Unternehmen dans la culture ! -2020
- La SPEDIDAM / est une société de perception et de distribution qui gère les droits des artistes interprètes en matière d'enregistrement, de diffusion et de réutilisation des prestations enregistrées.
- L'ADAMI / gère et fait progresser les droits des artistes-interprètes en France et dans le monde. Elle les soutient également financièrement pour leurs projets de création et de diffusion.
www.adami.fr

La Chaleur part du désir de faire corps et choeur à plusieurs. Pour Emanuele Coccia « nos corps traversent et sont traversés par les corps des autres ». Notre existence n'est pas séparée de celles des autres et de l’environnement. Au contraire, nous habitons le monde des autres et nous participons à façonner le monde que nous habitons. Etre et faire ne sont que les deux faces de la même médaille. Par nos voix, par nos souffles, j’aimerai donner à voir l'espace invisible qui nous relie. C’est par le chant que nous pourrons à la fois être l’environnement et être les autres. 

La Chaleur, c'est l'amitié, la joie d'être ensemble, l'amour, la solidarité. L'excès de Chaleur évoque la sécheresse, le désert, la mort, ou encore le réchauffement climatique qui annonce la fin de notre espèce. Guidée par la musique de Purcell et la figure des Muses inspiratrices des arts et de la joie, j’envisage La Chaleur comme une sorte d’opéra expérimental qui célèbrerait le cycle de vie et de mort. Il faut toujours que quelque chose termine pour que quelque chose commence. Le deuil est nécessaire pour laisser la place au nouveau. Le deuil est nécessaire pour laisser la place au nouveau, on peut le considérer comme la germination de ce qui adviendra.

Labourer

Madeleine Fournier

Conception et danse : Madeleine Fournier
Dispositif sonore et musique : Clément Vercelletto
Reprise son en alternance avec : Sébastien Finck
Lumière : Pierre Bouglé
Régie : Samson Milcent
Regard extérieur:David Marques
Aide costume : Valentine Solé
Conseil film : Dominique Willoughby
Graphisme : Catherine Hershey
 
Soutien à la production et à la diffusion : Parallèle — Pôle de production international pour les pratiques émergentes
Production et administration : Margot Guillerm
Coproduction : Atelier de Paris/CDCN Centre de développement chorégraphique, Théâtre du Beauvaisis ; Le Vivat d’Armentières scène conventionnée danse et théâtre ; Kunstencentrum BUDA Kortrijk ; La Raffinerie Charleroi danse ; CCN de Nantes
Soutien et résidence : PAD Angers ; CND dans le cadre de la résidence augmentée ; TU Nantes Avec le soutien du Fonds SACD Musique de Scène, l’aide à la résidence de la ville de Paris, la Drac île-de-France au titre de l’aide au projet et Arcadi avec le Parcours d’accompagnement.
 
En coréalisation avec LE ZEF et avec le soutien de l’Onda—Office national de diffusion artistique
Danse
Il n'y a pas de nouvelles dates programmées.
24 mars 2020
Emmetrop — Bourges (FR) — Annulé
03 mars - 06 mars 2020
Théâtre de la Bastille — Paris (FR)
31 janv. 2020 — 21H
LE ZEF — Marseille (FR)

Avec ses gants rouges et éclairée par une unique ampoule suspendue le long d’un fil, Madeleine Fournier se faufile au milieu des éléments d’une batterie qui joue de façon autonome. Avec ses mains seules, avec ses membres dégingandés qu’elle désarticule à loisir, elle s’amuse avec délicatesse des gestes d’une danse traditionnelle : la bourrée. Puis l’espace s’épaissit, ses muscles se tendent, tout entiers dirigés vers le labour, pour éprouver la densité de la terre, sa rudesse et sa fécondité. En résulte un substrat d’une richesse étonnante, qui emprunte à l’imaginaire paysan autant qu’à l’écoféminisme, où se superposentles couches de significations, pour mieux brouiller la frontière entre la mécanique et l’organique, le naturelet le culturel. 

La création Sous-titre de Madeleine Fournier et Jonas Chéreau a été présentée au Théâtre des Bernardines à Parallèle en 2016.