édito

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Parallèle 8 — Programme (pdf - 6.73 MB)
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Parallèle 8 — Revue de presse (pdf - 8.82 MB)

CHAMBRE D'ÉCHOS

 

Janvier, le Festival Parallèle revient à nous.

 

Rendez-vous annuel entre artistes de la nouvelle génération et spectateurs curieux, c’est un espace d’hospitalités, qui résonne d’échos multiples ; un espace de partage des ressources - intellectuelles, sensibles, symboliques -, où se croisent différents regards sur le monde ; une communauté incluante, où la contradiction est possible, où les points de vue diffèrent. 

Parallèle c’est une traversée vivifiante, un ensemble de dynamiques dans lesquelles le spectateur chemine, actif et impliqué.

 

Venant de différents horizons, l’œil et l’oreille grands ouverts, les artistes de la programmation mettent en mouvement ce qu’ils perçoivent du monde, leur corps comme chambre d’échos, lieu du langage et source d’actions. Ils se mettent en jeu, risquent l’instabilité, et s’adressent à nous. 

En créant de nouveaux langages, les artistes ouvrent le champ des possibles.
En étant radicaux, ils parlent à notre intelligence. 

Car c’est bien par la radicalité de leurs formes qu’ils nous emmènent : il faut des prises de positions franches, hors des représentations usuelles et attendues, pour ouvrir de nouvelles perspectives. 
C’est de cette radicalité-là que nous voulons, celle qui nous invite à accueillir l’imprévu, le nouveau, l’hétérogène, l’étranger « comme un don qui accroît nos ressources et notre puissance d’agir ». * 

Parallèle 8, c’est tout d’abord une programmation de théâtre, danse et performance chez des partenaires indispensables.

Parallèle c’est aussi : une exposition photo en collaboration avec l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles ; une projection de courts films réalisés par des cinéastes de la nouvelle génération, en partenariat avec le FIDMarseille, des ateliers de pratique artistique à destination de jeunes enfants ; un temps de rencontre professionnelle entre artistes et programmateurs.


Cette année, Parallèle c’est enfin un atelier de regard critique avec des élèves du collège, du lycée et de formations supérieures. Animé par des journalistes professionnels, il donnera corps à une « Gazette Parallèle » et à un temps public de restitution, le dernier jour du festival.
Nous sommes convaincus que les formes contemporaines s’adressent à tous : exploration de langages sensibles et poétiques pour parler du monde d’aujourd’hui, elles permettent de mieux l’appréhender.
Se connecter à sa sensibilité, ménager l’espace du vide et du silence, accueillir ses émotions, développer des outils pour les mettre en partage, accepter le dialogue et la contradiction, sont des enjeux fondamentaux.
Nous voulons encourager, depuis nos moyens et outils, ces jeunes gens à se sentir libres de créer une société de laquelle ils voudront, dont ils seront responsables, et dont nous ignorons tout.


Si Parallèle se propose d’être une réponse non-exhaustive à la question « de quoi bruit le monde ? », alors tendons l’oreille, ouvrons les yeux, lançons-nous dans cette entreprise ensemble !


Grand merci à Dominique Bluzet, Francesca Poloniato, Pierrette Monticelli et Haïm Menahem, Hubert Colas, Catherine Verrier, Pascal Neveux, Jean-François Chougnet, Yves Millo, Vincent Tuset-Anrès, Damien Bouticourt, Linda Mekboul et Anne Jeannes, Didier Abadie, et leurs équipes respectives d’ouvrir grand les portes de leurs maisons aux artistes de la « relève » qui nous arrivent de terres plus ou moins lointaines, pour que ce festival ait lieu.

Un chaleureux merci à tous les partenaires de cette édition qui prennent part à cette aventure fragile et puissante !

Le Festival Parallèle ne pourrait exister sans le soutien financier du Département des Bouches-du-Rhône, de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et de la Ville de Marseille. Nous les remercions pour leur confiance.

 

Lou Colombani

 

*« La culture ne prend jamais le pouvoir, elle en donne, elle n’est pas source de profits, mais elle accroît les ressources imaginaires de tous et alimente les énergies émancipatrices de tous. »

 

* Marie-José Mondzain, Confiscation des mots, des images et du temps - pour une autre radicalité