Adrien Béal

Adrien Béal a étudié le théâtre à l’université Paris III et au cours de différents stages en jeu ou en mise en scène. En 2004, il intègre comme comédien la compagnie Entrées de Jeu, spécialisée dans le théâtre d’intervention, dirigée par Bernard Grosjean. C’est le début d’un long compagnonnage. Parallèlement, il se consacre à la mise en scène, et après une première expérience en collectif, il crée rapidement la compagnie Théâtre Déplié avec laquelle il développe ses propres projets.

Il met en scène des textes de Michel Vinaver (Dissident, il va sans dire), de Roland Schimmelpfennig (Une nuit arabe) et de Henrik Ibsen (Le Canard sauvage). Il dirige également des lectures et mises en espace de textes de Guillermo Pisani et Oriza Hirata.

A partir de 2010, il ouvre sa recherche au travail d’improvisation et alterne les mises en scène de textes avec des créations issues directement du travail mené avec les acteurs.

Il crée avec l’acteur Arthur Igual (Il est trop tôt pour prendre des décisions définitives), à partir d’Affabulazione de Pasolini (Atelier du plateau, puis tournée). Puis il poursuit son travail sur Roland Schimmelpfennig avec Visite au père (Th. de Vanves, Echangeur, 2013) et La Trilogie des animaux (projet en cours, 2017). En 2014, avec la création au plateau du Pas de Bême (Th. De Vanves, La Loge) et la mise en scène de la pièce Les Voisins (Festival de Villeréal), il revient de deux manières différentes à l’écriture de Michel Vinaver.

A l’automne 2015 a lieu la création de Récits des évènements futurs (Studio Théâtre de Vitry, Echangeur, Théâtre du Garde Chasse, Tandem de Douai, Théâtre de Vanves).

Le Pas de Bême

Adrien Béal

Inspirée de L’Objecteur de Michel Vinaver, la figure de Bême tient aussi de Bartleby, ce copiste qui d’une simple réplique - « je préfèrerais ne pas » - ébranle l’ordre établi. Aimé et intégré, Bême est un adolescent bon élève qui, soudain, rend feuille blanche à ses examens. Sans plus d’explications. Trois comédiens prennent en charge cette histoire d’objection. Au centre du public, ils donnent à entendre les perturbations engendrées par ce geste, dépourvu de conscience. Parents, amis et professeurs se succèdent pour prendre position face à ce grain de sable qui grippe la machine, face à ce qu’ils considèrent comme une incapacité à faire ou une faculté à ne pas faire. Avec habileté, la pièce interroge le conditionnement d’une société et la possibilité de penser autrement. Un sujet qui, telle la page blanche, suscite le vertige.

Production Compagnie Théâtre Déplié 
Création mai 2014 au Théâtre de Vanves - scène conventionnée pour la danse et en juin 2014 à la Loge - Paris 11ème
Remerciements Collectif 360 ; Lilas en scène ; l’Echangeur de Bagnolet ; La Colline - Théâtre National ; l’Atelier du Plateau
Soutien de l’Arcadi Île-de-France, dans le cadre des Plateaux solidaires