Ana Martins

Née à Lisbonne en 1983, elle intègre dans un premier temps le CEM (Centro Em Movimento) où elle suit des cours de danse contemporaine avec Sofia Neuparth, Peter Michael Dietz, Amélia Bentes, et Michael J. Stewart, entre autres. Parallèlement, elle participe à des ateliers de théâtre, de composition musicale et de nouvelles technologies appliquées à la danse. 

Elle a travaillé au cours de sa formation artistique avec des personnalités telles que Mathilde Monnier, Lia Rodrigues, Laurence Louppe, Lisa Nelson, Francisco Camacho, Clara Andermatt.

En tant qu’interprète, elle travaille avec Olga Roriz (Stand by, By me, Caryatides) et Amélia Bentes.

Diplômée de Danse Performance de l’Ecole Supérieure de Danse de Lisbonne en 2005, elle est récompensée au concours de chorégraphie dans le cadre du programme Créativité de la Fondation Gulbenkian.

En tant que chorégraphe, elle a crée Umwelt (2005) et Subterraneos do Corpo (2006), récompensé par l’Institut International de Musique Electro­ Acoustique de Bourges, REFLEX (2008), puis SOLITUDE (2010).

Submerso

Ana Martins

Submerso est le reflet de la rencontre de trois artistes issus de disciplines différentes.

La création a bénéficié d’un cycle de résidences en Europe initié et proposé par KOMM’N’ACT.

Submerso
est sûrement une région dans votre tête ou sur un bord de mer, dont les limites se réorganisent sans cesse. Ses contours sont flous, son intérieur opaque. Submerso est notre faille. C’est une tension qui grandit sans raison apparente, issue d’un geste, d’un regard, d’une présence, entre les lignes de ce qui est dit, fait, dansé.
Submerso se cache. Submerso se cache derrière moi, autour de moi, en moi comme en chacun.
Submerso ne se voit pas, est submergé, couvert, occulté. C'est une tension qui grandit, sans raison apparente. C'est une présence, un geste, un regard, une action qui n'est pas ancrée dans la réalité.
C'est un contexte parallèle, une autre réalité possible, une vérité qui ne peut être qu'une illusion.


© Cyril Meroni


EXTRAITS VIDEOS REALISES PAR MARGAUX VENDASSI
http://vimeo.com/24312566
http://vimeo.com/24349434

Travail issu des Résidences //02

Ana Martins (Portugal) : chorégraphie, danse
Francisco Medeiros (Portugal) : univers sonore
Cyril Meroni (France) : vidéo, scénographie

Une proposition de KOMM’N’ACT, en coproduction avec Système Friche Théâtre – la Friche la Belle de Mai, avec le soutien du Théâtre Durance à Château-Arnoux-Saint-Auban et du Théâtre de la Balsamine à Bruxelles.

Subterrâneos do Corpo

Ana Martins

Chorégraphie : Ana Martins
Assistant : Catarina Ribeiro 
Danseurs : Francesca Bertozzi et Inês Oliveira Santos
Scénographie : Rita Álvares Pereira
Musique : Simão Costa
Lumières : Anatol Waschke
Production : Via Lab
Projet choisi pour être soutenu et développé dans la suite du Cours de Chorégraphie du Programme Gulbenkian “Créativité et Création Artistique”.


Subterrâneos do Corpo s’inscrit dans la lignée de l’expérience de création Umwelt. Cette création est née du besoin personnel d’un travail sur le corps. Concentrer toute l’attention sur le corps. Sur la manière dont le corps bouge seul, sans nécessairement recourir à une histoire en guise de prétexte. Seulement ce corps, nu et sans artefact. Le corps en tant que masse qui prend des formes étranges. Le corps humain débarrassé du poids des genres. Un corps, non générique, qui agit seul, sans désir de raconter une autre histoire que celle-ci.

Subterrâneos do Corpo
repose sur ce concept général : l’attention portée uniquement sur le corps, l’image du corps seul, presque irréel, égalant une oeuvre d’art, une masse organique constamment en mouvement. Cette création s’inscrit dans l’évolution de ce même concept.
Le besoin de créer un nouveau vocabulaire pour ce corps, de sorte qu’il s’éloigne de plus en plus de la réalité telle que nous la connaissons. De sorte qu’il se transforme et soit transfiguré davantage. De sorte que l’image du corps humain puisse disparaître pendant de courts instants.
Ce développement ne se fait pas uniquement en termes de chorégraphie, mais dans sa totalité.
Dans tout ce que la création implique, son environnement. Par conséquent, à partir du concept de base, le tout prend une ampleur uniforme, l’oeuvre puisant son essence dans
l’atmosphère créée.
La chorégraphie, le décor, la lumière et le son sont interdépendants. Ils existent les uns par rapport aux autres. Et c’est là que résident sa puissance plastique et, par extension, la cohérence de la performance.