LAST Cie / Geoffrey Coppini

Geoffrey Coppini

Issu du Master professionnel de dramaturgie et écritures scéniques de l’université de Provence en section mise en scène, Geoffrey Coppini travaille tout d’abord sur son écriture et crée les pièces Gross (2006), Seules (2007) et Luxe (2008). Il signe, en 2007, la mise en espace du texte L’énoxe de Frédéric Schulz-Richard et la mise en lecture du texte Dragage de Jean-Paul Quéinnec lors d’actOral 8 pour le CNT. La même année il est co-programmateur pour les Rencontres//02, Plateforme de jeunes artistes européens et entre en résidence où il élabore un travail avec Marion Abeille et Paulo Guerreiro sur la thématique du corps social.

Il a collaboré à la mise en scène avec Michel Cerda, Lola Arias, Hubert Colas et Thierry Thieû Niang et aujourd'hui Jean-Michel Rabeux. En tant qu’interprète, il a été dirigé par Pierre Maillet, Nicole Yanni, Émilio Calgano, Bernard Sobel, Denis Chabroullet, Angela Konrad, Clyde Chabot... et récemment par Jérôme Nunes pour le court-métrage Alter ego.

En 2010, Il créé la pièce ACTE Vegas de Liliane Giraudon lors du festival actOral 10. Et une mise en espace sur le texte Ravissements de Ryad Girod lors des Rencontres à l’échelle 5.

Actuellement il prépare la création Le Pélican d’August Strindberg, ainsi que la pièce Autopsie pour le festival Les Informelles - Théâtre des Bernardines en juin 2013.

 


LAST Cie, compagnie marseillaise à Vocation Européenne.

LAST Cie s'axe autour de la création contemporaine en produisant spectacles de théâtre, lectures et performances en région PACA et en Europe.

Elle s'inscrit également dans un rapport d'apprentissage et de développement des publics en agissant auprès d'enfants et d'adolescents dans le cadre d'actions de sensibilisation à l'art dans les écoles de la Région PACA en 2008 ou bien en partenariat avec l'institut de l'image d'Aix-en-Provence en 2010.

La compagnie défend une forme théâtrale questionnant le genre à différents niveaux - littéraire ou identitaire. Avec un questionnement du rôle de l'acteur, de son rapport au corps et au texte, qu'il soit contemporain ou classique.



© Elise Tamisier - 2012


Le Pélican

LAST Cie / Geoffrey Coppini

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Le père est mort.
La mère est suspecte.
Les deux enfants ont un plan : fuir
Le plan de La fille : se marier avec Axel
(La fille est stérile)
Le plan du fils : Faire des études de droit pour
attaquer la mère
Tentative de fuite échouée :
Axel est l’amant de la mère
Plus d’argent pour les études
Retour au départ - l’évasion n’aura pas lieu
À la fin la maison brûlera.


Lorsque tout échoue, il ne nous reste que le rire.

Cela fait un moment que je tourne autour d’August Strinberg, autour de ses pièces, de ses correspondances, de ses dessins… peut-être parce que chez lui les rôles de femme sont toujours au premier plan, mettant en jeu des êtres intenses et ravageurs.
Ici, suite à la mort du père, la mère se trouve confrontée aux résultats de son éducation basée sur l’économie. Ses deux enfants devenus adultes ne peuvent que lui reprocher son manque de chaleur.
Fraîchement mariée, la fille revient de son voyage de noce avec son mari Axel, qui n’est autre que l’amant de la mère ; amant intéressé qui se détourne de cette famille dès que l’argent commence à manquer. Quant aux enfants, ils mettent le feu qui dévorera leur maison pour que cesse le malheur.
Pour la scène, nous sommes face à un carré… métaphore d’un foyer familial. Cette maison où les enfants s’amusent peut aussi être la table où la famille se retrouve, un endroit où trouver nourriture, discussion, partage… Or, dans la famille du Pélican, cela n’existe pas. Ce Carré de lumière deviendra table d’autopsie pour cette famille malade.

Au-delà du drame il y a l’humour sous-jacent face à un destin qui s’acharne, frôlant le vaudeville et l’amant dans le placard. L’accent est mis sur ces enfants dont les plans d’évasion sont avortés.
Le fils poursuit des études de droits qu’il devra abandonner faute d’argent. Il ne pourra pas faire le procès de sa mère.
La fille se marie afin d’échapper à cette maison, un mariage pour guérir le passé, hélas il la ramènera au point départ : son mari veut vivre sous le même toit que sa maîtresse. Le fils se débarrasserait bien de ce beau frère-père, mais la fascination empêche tout mouvement.
Les plans d’évasion n’ayant pas fonctionné, aucun futur possible. Quand on ne peut plus fuir, il faut tuer l’ennemi, c’est ce qu’ils feront en mettant le feu à la maison… mais en restant à l’intérieur.

Geoffrey Coppini

Pour ce projet phare du metteur en scène marseillais Geoffrey Coppini, qui se confronte pour la première fois à un texte "classique" à travers les mots d’August Strindberg, nous avons fait le choix d'accompagner le montage de production via l'organisation de résidences de travail et l'aide à la diffusion du spectacle.

Autopsie

LAST Cie / Geoffrey Coppini

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Dossier Autopsie (pdf - 512 KB)

écriture et mise en scène Geoffrey COPPINI avec Irina SOLANO et Geoffrey
COPPINI
lumière Victor ÉGÉA son Éric PETIT costumes – maquillage & coiffure live Geoffrey COPPINI arrangement musical Irina SOLANO
construction décor Greg & Co


Une comédienne.
Un suicide.
Un légiste.
Ça parle de théâtre, d’un parcours, celui d’une comédienne qui n’en est peut-être pas une.
Ça joue Hedda Gabler sans Hedda.
On pourrait penser qu’elle est folle
Mais elle ne l’est pas
Sinon il n’y aurait pas de mystère.

Autopsie - Création... Lecture... étape de travail... Préliminaires*

La comédienne nous parle de grands rôles. Elle sera Phèdre, Thelma sans Louise, une héroïne Hitchcockienne...
En s’entraînant sous nos yeux à jouer le personnage mythique d’Ibsen, Hedda Gabler, elle nous promet beaucoup de choses.
Elle a réussi une audition pour la pièce Hedda Gabler dirigée par un jeune metteur en scène contemporain, qui a fait le choix de monter Hedda Gabler sans Hedda.
Il lui créera un rôle sur mesure, celui de Diane, personnage cité au détour d’une réplique mais qui, pour des raisons artistiques, devient dans cette adaptation un personnage de premier plan.
Peu à peu la comédienne s’entraîne, peu à peu elle se livre, se transforme.
Qui voit-on, la comédienne ou son rôle ?
Qui est ce légiste ? Tesman ? Lövborg ? L’amant de la comédienne en chemise blanche ?
En une phrase, elle change le décor et, de ce fait, le rôle de ses partenaires.
Ce qu’elle nous promet, c’est un final en beauté.


Ce qui était à l'origine une commande (imaginer une performance où je coifferai une comédienne sur scène) s’est transformé en un projet qui fait concrètement lien entre mes deux métiers : metteur en scène et coiffeur de plateau.

Cette pièce fait passer au premier plan le questionnement qui traverse habituellement mon travail : celui de faire apparaître l’humain derrière le monstre et inversement.
La transformation ne se fait plus avant mais pendant la représentation. J’ai toujours cherché à mettre à vue l’acteur qui court derrière son rôle.
En transformant physiquement la comédienne, en superposant ses maquillages et ses coiffures, elle devient étrangère. La figure humaine disparaît peu à peu pour laisser place à une créature : celle de nos souvenirs théâtraux, cinématographiques, de nos rêves et de nos fantasmes.
Un légiste dessine et sculpte les contours de cette femme, peu à peu s'installe le trouble...

Geoffrey Coppini

*les préliminaires précèdent en général un acte. Parfois elles sont décevantes contrairement à l’acte. Parfois elles sont plus intenses que l’acte. Parfois elles se suffisent à elles-mêmes.


Cette soirée Parallèle //04 est une coproduction KOMM'N'ACT / Théâtre Joliette-Minoterie.


production LAST Cie  coproduction KOMM'N'ACT (Marseille) // Théâtre des Bernardines - Festival Les Informelles 2013 (Marseille)  soutien à la résidence Théâtre Joliette – Minoterie (Marseille) remerciements MC93 Bobigny // LE MERLAN, scène nationale à Marseille soutien Ville de Marseille // Conseil général des Bouches-du-Rhône
Autopsie reçoit l’aide au montage de production et à la diffusion de KOMM’N’ACT (Marseille)


" Que dire enfin d’Autopsie, pièce courte et achevée de Geoffrey Coppini ? Un joli point final plein d’humour et de déraison, porté par une actrice (Irina Solano) en apesanteur, feuilletée par tous les rôles de son rôle de comédienne, coiffée – recoiffée et reprenant sa respiration en Hedda Gabler !!! Jubilatoire et opportun ! " Marie-Jo DHO - Zibeline - juin 2013.

FAR FAR FAR AWAY

LAST Cie / Geoffrey Coppini

J’ai mis l’accent sur le visible. Je voudrais aller vers des choses légèrement moins visibles en montrant comment la télévision peut, paradoxalement, cacher en montrant,
en montrant autre chose que ce qu’il faudrait montrer si on faisait ce que l’on est censé faire, c’est-à-dire informer; ou encore en montrant ce qu’il faut montrer, mais de telle
manière qu’on ne le montre pas ou qu’on le rend insignifiant, ou en le construisant de telle manière qu’il prend un sens qui ne correspond pas du tout à la réalité.

Pierre Bourdieu Sur la télévision

Conception et jeu : Marion Abeille, Geoffrey Coppini, Paulo Guerreiro, avec la participation de Lou Colombani - vidéo : Ismaël Castan - traduction live : Jérôme Nunes - Lumière : Alice Huc.

Fusion et contradiction du corps social est le point de départ de la rencontre entre Marion Abeille - plasticienne - , Geoffrey Coppini - metteur en scène - et Paulo Guerreiro - danseur/performeur - , pour travailler ensemble sur scène, tout en se déplaçant de leur pratique d’origine.
Far Far Far Away cherche une mise en relief de codes tant artistiques que quotidiens, à partir d’images universelles, pour les déconstruire. Peu à peu, les clichés se craquellent pour laisser place à des êtres nostalgiques d’un idéal.